Le blog Goodbye Comfort Zone
Voyage trois pays femme

Ce que j’ai appris de moi en déménageant dans trois pays différents

Cet article est un article invité écrit par Hélène.

J’ai toujours été attirée par l’International. Venant de la petite ville de Dunkerque, mes parents m’ont malgré tout habituée à voyager, plusieurs fois par an, à la fois dans d’autres régions et à l’étranger, et ce depuis toute petite. Je n’ai jamais eu de problème à partir seule en colonie de vacances, à essayer de nouvelles activités ni à repartir avec un tas d’adresses de copines à qui je promettais d’écrire dès mon retour.

La barrière de l’âge ou de la langue n’a jamais été un problème pour nouer des relations sociales. En périple avec ma famille, il me fallait cinq minutes pour me constituer une équipe et passer mes journées à courir à droite à gauche.

Évidemment, lorsque vint le temps de choisir ma voie, j’ai fait une Licence d’anglais pour maximiser mes chances de partir travailler à l’international, puis un Master de Marketing pour me spécialiser dans une profession qui consiste à mettre en place des idées hors des sentiers battus.

Cinq ans plus tard, j’attendais avec impatience mon échange universitaire au Canada (Halifax) et ce voyage a changé le cours de ma vie

Premier départ et chamboulement

Alors que d’autres redoutaient de prendre l’avion ou programmaient déjà la visite de leurs parents, je me concentrais uniquement sur le positif : améliorer mon anglais, suivre les cours de la meilleure école de relations publiques du pays, essayer la colocation, découvrir une nouvelle culture et tout simplement vivre une expérience incroyable.

Cette expérience m’a en effet fait énormément grandir et apprendre sur moi. En partie par le biais de certaines péripéties… Ne pas savoir ouvrir la bouche en cours la première semaine en me rendant compte que ma licence d’anglais m’avait appris à lire, écrire et écouter l’anglais, mais pas à m’exprimer oralement, et que la honte de mon accent me tétanisait. Me rendre compte que ma colocataire m’avait volé des affaire personnelles et la confronter quitte à mettre en péril notre amitié. Devoir choisir entre des nuggets de poulet avec du soda ou de la poutine pour le petit-déjeuner à la cafétéria… Puis rencontrer l’amour et prendre la décision de prolonger mon aventure dans un nouveau pays totalement en dehors de ma zone de confort.

C’est ainsi que je me suis retrouvée en Suède un an plus tard, avec mon Serbe rencontré au Canada !

Encore une fois, je ne m’étais pas posée trop de questions. J’avais à la base planifié de travailler à New-York après mes études, donc troquer la grosse pomme pour la capitale des Vikings n’était pas un défi en soi (si ce n’est celui de sacrifier mon “rêve” pour pouvoir vivre avec mon copain). Non, le défi pour moi n’était pas de partir, c’était de rester…

Et lorsque la magie des premiers mois s’est envolée, je me suis pris une grande claque à laquelle je ne m’étais pas préparée : passer du statut d’étudiante au statut d’employée et de celui de célibataire indépendante à concubine (ou sambo comme on dit en Suède) dans un 25 mètres carrés. Passer d’une vie d’insouciance, de fête et remplie d’amis à une vie solitaire, où il faut tout recommencer à zéro, dans un pays où je ne parle pas la langue, ne connais pas la culture et où les gens ne sont pas réputés pour être chaleureux. Être loin de tous et de tout repère et cette fois, sans date de fin prévue.

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Il m’a fallu du temps pour rebondir et cela m’a permis de savoir qui j’étais, ce que je voulais et ce dont j’avais besoin pour être heureuse. Pour décider si je voulais vaincre ces obstacles et vivre cette expérience à fond, sans à priori et sans excuses.

Il a fallu passer par certaines transitions, faire semblant, aller en soirée et faire semblant de comprendre les conversations mais être en réalité ”switched off”. Acheter des vêtements « que tout le monde porte » dans un pays véritablement homogène pour se sentir mieux acceptée et ainsi de suite…

Rebondir pour mieux grandir

Et puis un jour j’ai décidé d’arrêter de faire semblant (la crise du quart de siècle me direz-vous), de quitter mon travail, créer un site et des cartes de visite, faire du relationnel (je rencontrais en moyenne 4/5 personnes par semaine pour vendre mes compétences), m’inscrire aux cours de danses auxquels je voulais me perfectionner (après avoir essayé à peu près tous les sports possibles et imaginables), faire le tri dans les relations, participer à nouveau à des meetups, apprendre la langue et me donner une vraie chance.

C’est ainsi que j’ai retrouvé un travail et je parle désormais le suédois couramment. J’ai des amis que je compte sur les doigts d’une main mais à qui je peux entièrement faire confiance, je fais des activités qui me correspondent et me libèrent et surtout, j’ai pris confiance en moi : je ne fais plus semblant d’être une autre pour être acceptée et je sais exactement ce que je veux ou ne veux pas.

J’ai même trouvé le courage de participer à l’élection officielle de Miss Scandinavie où j’ai fini 2ème dauphine (et Miss Bikini svp !). Ce fut à une période où ces pays connaissaient des dérapages xénophobes et je tenais à représenter une ouverture pour la multiculturalité. Entourée de certaines filles refaites ou de 8 ans leur ainée, j’étais fière d’être montée sur le podium en étant 100% moi-même.

J’ai entre temps fait une escale de 6 mois à Londres, qui a représenté pour moi une bouffée d’air dont j’avais besoin pour me retrouver. J’y travaillais dix heures par jour et six jours sur sept mais c’était malgré tout un sentiment de liberté dont j’avais besoin plus que tout. J’y ai rencontré l’une de mes meilleures amies, je me suis tournée vers le végétarisme, j’ai appris à dire ce que j’avais sur le coeur et j’ai fini par connaître la ville dans tous ses recoins, en prenant l’habitude de sortir à des stations de métro au hasard et juste marcher pendant des heures.

Ce que j’ai appris de mes challenges personnels est que, que l’on y soit préparé ou pas, le tout est de les affronter en se rappelant à quel point ils nous aideront à atteindre nos buts, et garder en tête que l’on en ressortira grandi et que le fait de dépasser son seuil émotionnel est le meilleur des boosts pour prendre de nouvelles initiatives et changer sa vie.

Bons ou mauvais moments, je ne regrette pas un seul de mes choix ni un seul de mes voyages. Voyager est, pour moi, le plus beau cadeau que l’on puisse se faire et la plus grande richesse que l’on puisse se donner, que l’on soit touriste pour quelques jours ou résident pour plusieurs mois, années ou à vie. Je suis d’ailleurs en train de préparer mon prochain déménagement… Goodbye Comfort Zone !

Communauté

Goodbye Comfort Zone c'est également la puissance d'une communauté composée de milliers de challengers extraordinaires, issus de tous horizons.

Nous sommes convaincus que toute personne a la capacité de devenir une meilleure version d’elle-même. De ce fait, tout individu peut se prendre en main pour mener une vie extraordinaire et épanouissante, selon ses propres règles du jeu.

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