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Quand sortir de sa zone de confort n’est plus une option

Paris

Cet article est un article invité écrit par Lili.

Parfois la sortie de zone de confort est plus une nécessité qu’une envie pour la plupart d’entre nous, un besoin viscéral de changer le cours de sa vie devient vital, une obsession et c’était mon cas.

Je fais partie de ceux qui pensent que de ne pas partir avec les bonnes armes dans la vie n’est pas une fatalité, que de grandir sans repères ne fait pas de nous des adultes perdus, que le manque d’amour ne pardonne pas tout et que les plus grands d’entre nous ont connu les pires tragédies.

Je suis cette enfant de 5 ans séparée de sa maman, traversant la Méditerranée au bras de son père, pour ne revenir que dix ans plus tard !

Je suis cette pré-adolescente mal dans sa peau, manquant de confiance, vivant dans un pays qui lui est étranger, tant on lui rappelle constamment et sans arrêt qu’elle n’est pas chez elle, vivant avec une belle mère, qui profite de l’absence du paternel pour faire valoir son pouvoir total, elle en use et en abuse, mais n’est-ce pas là le rôle d’une marâtre ?

Je suis cette adolescente qui ne trouve pas sa place même parmi les siens, se sentant toujours mal à l’aise, une peur viscérale de gêner, être de trop, qui s’excuse de vivre, qui veut plaire par tous les moyens, qui s’oublie au profit d’autrui, qui donne d’elle-même sans compter, pourvu qu’on l’aime.

Une adolescente à l’imagination débordante et aux lectures abondantes, passionnée d’ésotérisme et d’histoire mais en échec scolaire.

Je suis cette toute jeune femme de 18 ans, revenant vers sa mère patrie, sa mère tout court, qui se reconnaît dans les traits physiques de cette famille maternelle, qu’elle n’a que très peu connue, mis à part ça, rien ne les lie forcément !

Une jeune femme qui perdra sa mère 3 ans plus tard, une jeune femme qui se retrouve seule dans la jungle de la vie, qui ne maîtrise pas les codes européens du chacun pour soi et dieu pour tous, une fille qui côtoie la rue et ses habitants, qui connaît le système social comme sa poche et qui a appris à ses dépens quelle n’est rien d’autre qu’un numéro de dossier aux yeux des assistantes sociales trop blasées…

À 23 ans, j’avais vécu ce que la plupart vivraient au cours d’une vie pour les moins chanceux, j’avais déjà connu l’abandon, l’expatriation, le deuil, le jugement, la méchanceté, le rejet, la solitude, la dépression, une crise identitaire et cerise sur le gâteau, je venais de perdre le taudis qui me servait d’appartement, drôle de vie pour une jeune fille dont le seul souhait était de faire des études de psychologie.

Et voilà que je me retrouve assise sur un trottoir à attendre qu’une place en foyer d’urgence se libère avec un sac de sport comme seule compagnon.

C’est ce jour-là que tout a basculé, c’est ce 10 juillet où j’ai pris la décision de ne plus subir, je devais agir, j’étais au plus bas, j’avais touché le fond, on pouvait difficilement faire pire, alors il était temps de rebondir, visualiser un meilleur avenir, un futur où c’est moi qui pose les règles, un avenir 100% made in Lili, un futur sur-mesure où je ne céderai sous aucun prétexte, faire le choix d’investir sur moi !

  • Première étape : définir des objectifs clairs (plus tard je comprendrai que c’était de la visualisation)
  • Deuxième étape : Passer à l’action
  • Troisième étape : 12 mois pour accomplir le tout, Deadline oblige

Un an et demi plus tard, j’avais perdu 20 kilos, après quelques postes de galère, j’ai décroché un poste chez EDF sans avoir fait d’études supérieures (mais ça c’est une autre histoire), trouvé un super appartement dans un quartier cool de Marseille, un équilibre, je me suis construit un cercle d’amis au top que j’ai jusqu’à maintenant et posé les bases de mon futur projet : partir vivre dans ma ville de lumière, Paris.

Paris était pour moi un signe, un phare

À présent, je suis cette femme de 34 ans, solide, qui regarde derrière elle avec tendresse, une adulte pleine de souvenirs et expériences en tous genres, une petite meuf qui a compris qu’on peut trouver du bon dans le mauvais qui nous entoure, que les plus démunis ne sont pas les plus à plaindre, qu’il ne faut jamais juger une personne sur ce qu’elle a vécu mais sur ce qu’elle fait pour s’en sortir, une femme au cœur d’enfant qui pense que la vie est un jeu, pourvu qu’on en comprenne les règles, une jeune maman qui veut apprendre à ses enfants que tout est possible si nous le voulons vraiment et du moment qu’on est en phase avec nous-mêmes, une parisienne de naissance et d’adoption, pleine de projets qui souhaite transmettre son expérience au plus grand nombre afin d’aider d’autres personnes à sortir de leur zone de confort.

« La vie n’est pas un long fleuve tranquille et heureusement »

Lili, Paris le 28/03/2017

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Goodbye Comfort Zone c'est également la puissance d'une communauté composée de milliers de challengers extraordinaires, issus de tous horizons. Nous sommes convaincus que toute personne a la capacité de devenir une meilleure version d’elle-même. De ce fait, tout individu peut se prendre en main pour mener une vie extraordinaire et épanouissante, selon ses propres règles du jeu.
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